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Cafard ou blatte ? : identifier l’espèce chez soi | Marseille Des

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Cafard ou blatte : identifier l’espèce dans votre cuisine

Le cafard et la blatte désignent en réalité le même insecte ; ce qui change vraiment, c’est l’espèce. À Marseille, trois reviennent sans cesse : la blatte germanique (petite, brun clair), la blatte orientale (noire, des caves) et la blatte américaine (grande, rousse). Reconnaître laquelle a colonisé votre logement détermine la méthode de traitement, son intensité et vos chances d’en venir à bout.

« Cafard » et « blatte » sont deux noms pour le même insecte. L’espèce, elle, fait toute la différence : germanique en cuisine, orientale dans les caves, américaine près des canalisations. La taille, la couleur et l’endroit où vous les voyez permettent de les distinguer.

Cafard et blatte, est-ce le même insecte ?

Oui. « Cafard » et « blatte » sont deux mots courants pour désigner les mêmes insectes de l’ordre des Blattodea. Le terme « blatte » est le nom scientifique francisé, « cafard » est l’usage populaire. Aucune différence biologique ne sépare un « cafard » d’une « blatte » : la distinction utile n’est pas dans le mot, mais dans l’espèce que vous avez réellement chez vous. Si vous hésitez encore entre plusieurs nuisibles rampants, notre guide pour détecter punaises de lit aide à écarter d’autres pistes avant de conclure.

  • Cafard : terme familier, sans valeur d’identification d’espèce.
  • Blatte : terme générique correct, employé par les professionnels.
  • Ce qui compte : l’espèce précise, car elle dicte le comportement et le traitement.

Quelles sont les trois espèces les plus courantes à Marseille ?

Trois espèces concentrent la quasi-totalité des cas en logement dans la région : la blatte germanique, la blatte orientale et la blatte américaine. Chacune a une taille, une couleur et un habitat de prédilection distincts, résumés ci-dessous.

EspèceTaille adulteCouleurHabitat typique
Blatte germanique (Blattella germanica)1 à 1,5 cmBrun clair, deux bandes sombres sur le pronotumCuisine, électroménager, salle de bain chaude
Blatte orientale (Blatta orientalis)2 à 2,5 cmNoir brillant à brun très foncéCaves, sous-sols, canalisations, zones humides et fraîches
Blatte américaine (Periplaneta americana)3 à 4 cmBrun-roux acajouÉgouts, vide-sanitaires, locaux techniques chauds

Selon l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), ces espèces synanthropes vivent au contact de l’homme et profitent de la chaleur des bâtiments, ce qui explique leur présence toute l’année dans les logements marseillais.

Comment reconnaître la blatte germanique, la plus fréquente ?

La blatte germanique est la petite blatte brun clair que l’on surprend dans la cuisine. C’est de loin l’espèce la plus problématique en logement, car elle se reproduit très vite et reste à l’intérieur, près de la nourriture et de la chaleur.

  • Taille : environ 1 à 1,5 cm, plus petite qu’un grain de café allongé.
  • Signe distinctif : deux bandes sombres parallèles juste derrière la tête.
  • Où la voir : derrière le réfrigérateur, le four, le lave-vaisselle, dans les charnières de placard.
  • Comportement : reste à l’intérieur, fuit la lumière, sort surtout la nuit.

D’après la fiche de référence sur Blattella germanica, une seule femelle transporte son oothèque (capsule d’œufs) jusqu’à l’éclosion, ce qui lui permet de coloniser un appartement très rapidement. C’est pourquoi un petit cafard aperçu en cuisine ne doit jamais être pris à la légère.

Comment distinguer la blatte orientale et la blatte américaine ?

La blatte orientale est noire et liée à l’humidité fraîche des caves ; la blatte américaine est plus grande, rousse, et remonte des réseaux d’eaux usées. Les deux entrent souvent depuis l’extérieur ou les parties communes, contrairement à la germanique qui s’installe dans le logement.

La blatte orientale

  • Corps noir brillant, allure trapue, déplacement lent.
  • Tolère mal la chaleur sèche : elle cherche le frais et l’humide (caves, buanderies, regards).
  • Remonte par les bas de portes, les soupiraux et les canalisations de sous-sol.

La blatte américaine

  • La plus grande des trois, 3 à 4 cm, couleur acajou.
  • Capable de planer sur de courtes distances par temps chaud.
  • Associée aux égouts, vide-sanitaires et locaux techniques des immeubles.

Cette distinction d’habitat compte autant que celle des nuisibles entre eux : de la même façon qu’il faut savoir faire la différence cafard blatte selon l’espèce, on adapte le traitement selon que l’insecte vient de l’intérieur ou remonte du réseau.

Pourquoi l’espèce change-t-elle complètement la méthode de traitement ?

Parce que chaque espèce vit, se nourrit et se cache différemment. Un traitement efficace contre la blatte germanique, centré sur le gel appât en cuisine, n’a presque aucun effet sur une blatte orientale qui remonte des canalisations. Identifier l’espèce, c’est choisir le bon point d’attaque.

  • Germanique : gel appât ciblé dans les recoins chauds, traitement de l’intérieur du logement, suivi rapproché à cause de la reproduction rapide.
  • Orientale : assèchement des zones humides, traitement des accès depuis les caves et parties communes, barrière aux points d’entrée.
  • Américaine : action sur les réseaux d’eaux usées, vide-sanitaires et locaux techniques, souvent en lien avec la copropriété.

Un même appartement peut aussi connaître plusieurs causes d’échec quand on se trompe de cible : c’est l’une des raisons pour lesquelles les cafards reviennent toujours après un traitement grand public mal orienté. Avant de traiter, l’identification de l’espèce reste donc la première étape, et la plus rentable.

Quels sont les risques pour la santé selon l’espèce ?

Toutes les blattes peuvent dégrader l’hygiène d’un logement, mais le niveau d’exposition dépend de l’espèce et de l’importance de l’infestation. Les blattes circulent entre zones souillées (canalisations, déchets) et surfaces alimentaires, ce qui peut favoriser la contamination des aliments et des plans de travail.

  • Risque de souillure des denrées et surfaces par contact mécanique.
  • Allergènes liés aux déjections et mues, pouvant gêner les personnes sensibles (asthme, allergies respiratoires).
  • Présence souvent plus diffuse pour les blattes germaniques, car elles vivent au cœur de la cuisine.

Ces éléments relèvent de la santé : en cas de symptômes (gêne respiratoire, réactions allergiques) ou de doute sur l’insalubrité d’un logement, consultez un professionnel de santé ou un médecin, et reportez-vous aux informations officielles de l’ANSES sur les nuisibles. Cet article ne remplace pas un avis médical.

Que faire concrètement après avoir identifié l’espèce ?

Une fois l’espèce reconnue, agissez vite et de façon ciblée : la rapidité limite la reproduction et le coût du traitement. Les bombes et sprays vendus en grande surface dispersent les colonies sans atteindre les œufs protégés, ce qui aggrave souvent la situation.

  • Notez où et quand vous voyez les insectes (cuisine la nuit, cave, près des canalisations).
  • Photographiez un spécimen pour confirmer l’espèce.
  • Réduisez l’accès à l’eau et à la nourriture : surfaces sèches, denrées en boîtes hermétiques, poubelles fermées.
  • Bouchez les passages évidents (bas de portes, gaines, fissures).
  • En immeuble, signalez le problème au syndic, car la source peut être collective.
  • Faites établir un diagnostic professionnel adapté à l’espèce. Pour une intervention dans la ville, vous pouvez joindre Marseille Désinsectisation au 06 69 58 20 66.

Pour aller plus loin

Approfondissez l’identification et la gestion des nuisibles rampants avec ces ressources :

Cafard et blatte, est-ce vraiment la même chose ?

Oui. Ce sont deux noms pour le même groupe d’insectes. « Cafard » est le terme populaire, « blatte » le terme générique employé par les professionnels. La vraie distinction se fait au niveau de l’espèce, pas du mot.

Quel petit cafard brun trouve-t-on en cuisine ?

Il s’agit presque toujours de la blatte germanique, longue de 1 à 1,5 cm, brun clair avec deux bandes sombres derrière la tête. C’est l’espèce la plus fréquente en logement et la plus prolifique.

Pourquoi je vois des cafards noirs dans ma cave ?

Les cafards noirs des caves sont généralement des blattes orientales. Elles recherchent le frais et l’humidité et remontent par les soupiraux, les bas de portes et les canalisations de sous-sol.

Les gros cafards roux sont-ils dangereux ?

Les grands cafards roux sont des blattes américaines, liées aux égouts et locaux techniques. Comme toutes les blattes, elles posent un enjeu d’hygiène. En cas de symptômes ou de doute sur l’insalubrité, consultez un professionnel de santé.

Pourquoi le traitement change-t-il selon l’espèce ?

Parce que chaque espèce vit à un endroit différent : la germanique dans la cuisine, l’orientale dans les zones fraîches, l’américaine dans les réseaux. Le produit, son placement et le nombre de passages s’adaptent à ce comportement.

Un seul cafard signifie-t-il une infestation ?

Pas toujours, mais c’est un signal à ne pas ignorer, surtout pour la blatte germanique qui se reproduit très vite. Mieux vaut inspecter les recoins chauds et agir tôt plutôt que d’attendre d’en voir plusieurs.

Les bombes insecticides suffisent-elles ?

Rarement. Les sprays dispersent les insectes sans atteindre les œufs protégés dans l’oothèque, ce qui peut étendre l’infestation. Un traitement ciblé par gel appât ou par un professionnel est généralement plus efficace.

Faut-il prévenir le syndic en immeuble ?

Oui, surtout pour les blattes orientales et américaines qui circulent par les parties communes et les canalisations. Un traitement isolé d’un seul appartement échoue souvent si la source collective n’est pas prise en charge.

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