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Guepes et frelons en ete a Marseille | Marseille Desinsectisation

Par 8 min de lecture

Pourquoi les guêpes deviennent agressives en fin d’été à Marseille

En fin d’été, les colonies de guêpes atteignent leur effectif maximal alors que leurs ressources sucrées naturelles s’effondrent sous la sécheresse méditerranéenne. Affamées et nombreuses, les ouvrières se rabattent sur nos terrasses, fruits et boissons. À Marseille, ce pic d’août-septembre coïncide avec la vie en extérieur, ce qui multiplie les contacts et l’impression d’agressivité.

La guêpe devient nerveuse en fin d’été car la colonie est au sommet de sa population pendant que le nectar et les proies se raréfient. Elle cherche alors du sucre près des habitations, surtout par temps sec et chaud.

Pourquoi y a-t-il autant de guêpes en août à Marseille ?

Parce que la colonie a passé tout le printemps et l’été à grandir : une reine fondatrice du mois de mars a donné naissance à des centaines, voire des milliers d’ouvrières qui atteignent leur nombre maximal en août. C’est mécaniquement le moment où l’on en croise le plus. Si vous hésitez encore sur l’insecte que vous voyez, notre guide pour distinguer une espèce d’une autre rappelle à quel point l’identification change la réaction.

  • Croissance cumulée : la population grimpe de mars à la fin de l’été, sans plateau précoce sous climat doux.
  • Climat marseillais : des printemps précoces et des étés longs allongent la période d’activité.
  • Vie en extérieur : terrasses, marchés, restaurants ouverts augmentent les rencontres.
  • Fruits mûrs : figues, raisins et déchets sucrés concentrent les ouvrières près des maisons.

Pourquoi les guêpes cherchent-elles le sucre à la fin de l’été ?

Parce que leur régime change radicalement au fil de la saison. En début d’été, les ouvrières chassent des insectes riches en protéines pour nourrir les larves. En fin de cycle, la reine cesse de pondre, les larves à nourrir se raréfient, et les adultes se reportent sur les sucres pour leur propre énergie.

PériodeBesoin principalComportement observé
Mai à juilletProtéines (larves à nourrir)Chasse d’insectes, présence discrète
AoûtTransitionPopulation maximale, premières approches des tables
Septembre à octobreSucres (énergie des adultes)Insistance autour des boissons, fruits, poubelles

Cette bascule alimentaire, combinée à une logique de comportement saisonnier comparable à d’autres nuisibles, explique pourquoi un même jardin paraît calme en juin puis envahi en septembre.

La sécheresse méditerranéenne aggrave-t-elle la situation ?

Oui, indirectement. Quand l’été est très sec, les fleurs nectarifères et les pucerons producteurs de miellat se font rares, ce qui prive les guêpes de leurs sources de sucre habituelles. Elles compensent en se rapprochant des zones humaines, où nourriture et eau restent disponibles.

  • Moins de nectar sauvage disponible dans la garrigue desséchée.
  • Recherche active d’eau autour des points d’arrosage et des terrasses.
  • Concentration sur les sources artificielles de sucre, donc plus de contacts.

Ce phénomène rejoint ce que l’on observe pour les fourmis qui entrent davantage par temps sec : la pression sur les ressources pousse les insectes vers nos logements.

Comment distinguer une guêpe d’un frelon européen en Provence ?

La taille et la couleur sont les premiers repères. La guêpe commune mesure environ 1 à 2 cm avec un corps jaune vif rayé de noir, tandis que le frelon européen est nettement plus grand (2 à 3,5 cm) et arbore des teintes brun-roux et jaunes. Le frelon vole souvent le soir et peut être attiré par la lumière.

CritèreGuêpe communeFrelon européen
Taille1 à 2 cm2 à 3,5 cm
Couleur dominanteJaune et noirBrun-roux et jaune
Activité nocturneRarePossible, attiré par la lumière
Bruit en volAigu et légerGrave et fort

Selon l’encyclopédie, l’espèce la plus répandue dans nos jardins est la guêpe germanique (Vespula germanica), fréquente autour des habitations. Pour la répartition des espèces en France, l’Inventaire national du patrimoine naturel recense les données d’observation par région.

Une guêpe est-elle vraiment plus dangereuse en fin d’été ?

Le venin n’est pas plus puissant, mais le risque de piqûre augmente parce que les guêpes sont plus nombreuses et plus présentes près de nous. Une guêpe qui se pose sur une boisson ou un fruit pique facilement si elle se sent écrasée ou coincée.

  • Plus de contacts : repas en extérieur, enfants, animaux qui s’agitent.
  • Gestes brusques : agiter les bras provoque la piqûre défensive.
  • Risque pour les personnes allergiques : une piqûre peut entraîner une réaction grave.

Information de prudence santé (YMYL) : en cas de gonflement étendu, de difficulté à respirer, de malaise ou de piqûre dans la bouche ou la gorge, il faut contacter les secours immédiatement. Les recommandations officielles sur la conduite à tenir et les services compétents sont disponibles sur Service-Public.fr. En cas de doute médical, demandez l’avis d’un professionnel de santé.

Que faire pour limiter les guêpes autour de la maison ?

La clé est de supprimer les sources de sucre et de protéines accessibles plutôt que de chercher à tuer chaque individu. Une terrasse propre et des poubelles fermées réduisent fortement les visites en quelques jours.

  • Couvrir boissons et aliments sucrés pendant les repas en extérieur.
  • Fermer hermétiquement les poubelles et rincer les emballages sucrés.
  • Ramasser les fruits tombés (figuiers, vignes) et éviter les flaques d’eau stagnante.
  • Garder les moustiquaires en bon état sur les fenêtres exposées.
  • Ne pas écraser une guêpe près du nid : elle libère une phéromone d’alerte.

Si un nid est installé dans un volet, une toiture ou un mur, mieux vaut ne pas intervenir soi-même. Une évaluation par un professionnel permet de choisir la bonne méthode sans risque de piqûres multiples.

Quand faut-il faire appel à un professionnel à Marseille ?

Dès qu’un nid est proche d’un passage, d’une entrée ou d’une chambre d’enfant, ou si une personne allergique vit dans le logement. Un nid encastré ou en hauteur n’est pas accessible sans équipement adapté.

  • Nid dans un volet roulant, une cheminée, une toiture ou une cavité de mur.
  • Nid de grande taille ou activité intense devant une porte.
  • Présence d’une personne allergique au venin dans le foyer.

Pour une intervention encadrée, vous pouvez contacter Marseille Désinsectisation au 06 69 58 20 66 afin d’obtenir un diagnostic avant toute action.

Questions fréquentes sur les guêpes en fin d’été

Pourquoi les guêpes tournent-elles autour de mon verre en septembre ?

Parce qu’en fin de cycle les ouvrières recherchent du sucre pour leur propre énergie, et les boissons sucrées ou alcoolisées sont une cible directe. Couvrir le verre et l’éloigner suffit souvent à réduire l’insistance.

Les guêpes meurent-elles toutes en hiver ?

Les ouvrières et les mâles meurent généralement avec le froid. Seules les futures reines fécondées survivent en hivernant à l’abri, pour fonder une nouvelle colonie au printemps suivant.

Une guêpe pique-t-elle plusieurs fois ?

Oui, contrairement à l’abeille, la guêpe conserve son dard lisse et peut piquer à répétition si elle se sent menacée. C’est pourquoi les gestes brusques près d’un nid sont risqués.

Le piège à guêpes maison est-il efficace ?

Il peut capturer quelques individus mais ne réduit pas la colonie à la source. Mal placé, un piège attire parfois davantage de guêpes vers la zone de vie. La suppression des sources de nourriture reste plus efficace.

Faut-il détruire un nid de guêpes soi-même ?

C’est déconseillé, surtout pour un nid encastré ou en hauteur. Le risque de piqûres multiples est réel, en particulier pour une personne allergique. Une évaluation professionnelle est plus sûre.

Pourquoi y a-t-il plus de guêpes certaines années ?

Un hiver doux et un printemps précoce, fréquents à Marseille, favorisent la survie des reines et un démarrage rapide des colonies, ce qui donne des effectifs plus élevés en fin d’été.

Les guêpes sont-elles utiles ?

Oui, elles régulent de nombreux insectes ravageurs en chassant des proies pour nourrir leurs larves. Le but n’est pas de les éradiquer mais de gérer la cohabitation quand un nid devient dangereux.

Pour aller plus loin

Pour comprendre le contexte local et anticiper les autres nuisibles de la saison, ces ressources complètent ce guide :

Appeler depuis la barre mobile : Appeler 06 98 35 43 98